L’avenir de l’Hôtel-Dieu : vers un désert médical au cœur de la Capitale ?

Les urgences du plus vieil hôpital parisien vont fermer le 4 novembre : la nouvelle a été confirmée hier par Madame Mireille Faugère, Directrice de l’Assistance Publique des Hôpitaux de Paris (APHP). Même si elle était attendue et redoutée, cette annonce a fait l’effet d’une douche froide. Neuf arrondissements de la capitale, soit près de 400000 parisiens, sont concernés : pas moins de 43000 malades en moyenne y sont accueillis chaque année.

L’APHP justifie cette fermeture par la volonté de faire entrer l’Hôtel-Dieu dans le XXIème siècle. Soit… Effectivement, on ne peut contester la nécessité de moderniser l’hôpital et de l’adapter aux nouveaux besoins : il suffit pour s’en convaincre de vérifier sur place l’immense vétusté des locaux et les conditions d’accueil souvent désastreuses réservées aux patients. La qualité des soins est donc en cause. Faut-il pour autant en arriver à la suppression de tous les lits et ne plus consacrer que la moitié des 55 000m2 de l’hôpital aux patients ? A titre d’exemple, c’est à l’Hôtel Dieu qu’ont été transportés les blessés et les gardés à vue après les violences de la place du Trocadéro en début de semaine : l’Hôtel Dieu, qui a été le premier hôpital de l’assistance publique, a toujours été le lieu principal de la médecine parisienne. Le choc est donc considérable. Le Maire de Paris lui-même  avait écrit il y a quelque temps à la Directrice de l’APHP pour lui dire qu’il était personnellement « très attaché au maintien des urgences ». Manifestement, il n’a pas été écouté. On peut légitimement s’inquiéter de la diminution de l’offre d’accès aux soins dans la capitale, même s’il ne faut pas balayer d’un revers de main les propositions du rapport de préfiguration. Personne ne nie la nécessité d’une restructuration du site mais il existe des interrogations sur la destination finale des locaux actuels. La précipitation n’a-t-elle pas pris le pas sur la concertation ? A entendre le personnel et certains professionnels de la médecine, on est en droit de se poser la question. Des incertitudes subsistent. Il faut donc  poursuivre les discussions avec les syndicats, les professionnels de la médecine et les élus et trouver une issue conforme à l’intérêt général !

 

hotel dieu

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À propos

Conseiller de Paris, délégué auprès du Maire du XVIème arrondissement, chargé des affaires européennes et internationales, Vice-Président du Groupe UDI-MoDem au Conseil de Paris, Vice-Président du Groupe UDI à la Métropole du Grand Paris

Publié dans Coups de coeur, coups de gueule

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