Rythmes scolaires : la levée en masse des animateurs périscolaires !

 

Par Eric HELARD, Conseiller de paris, vice-président de la fédération de paris

On la savait idéologique, bancale et brutale, on la découvre improvisée et sous-financée. Depuis bientôt un an, la réforme des rythmes scolaires n’en finit plus de susciter l’incompréhension des Parisiennes et des Parisiens, incompréhension quant aux éventuels bénéfices à attendre d’une telle opération, incompréhension aussi quant à l’acharnement dont fait preuve Bertrand Delanoë, pour apparaitre comme le bon élève de la classe socialiste, quelques mois avant que le destin ne l’appelle à d’autres responsabilités.

Résumé des épisodes précédents : contrairement à l’écrasante majorité de ses collègues, socialistes ou non, le Maire de Paris a décidé que la réforme interviendrait dès la rentrée prochaine, « parce que c’est comme ça et quoi qu’il en coûte ! » Passons sur le sens aigu de la concertation dont a fait preuve la majorité sortante, alors que dans le même temps François Hollande et Jean-Marc Ayrault élèvent chaque jour de nouveaux monuments au dialogue social.

Ce que nous découvrons aujourd’hui, c’est que l’acharnement du Maire aura un prix, et pas seulement pour nos enfants, qui s’apprêtent donc à partir en vacances sans vraiment savoir de quoi sera faite leur rentrée en septembre. Ce prix, on le pensait de 5 millions d’euros, somme jusque-là évoquée, il faudra finalement en ajouter au moins 3 autres, l’Etat, on vient de l’apprendre, souhaitant désormais payer sa part en deux fois (avant de se dédire purement et simplement ?). Pour financer quoi ? A l’heure actuelle, difficile de le dire précisément, mais l’atmosphère de panique qui entoure les recrutements d’animateurs par les services de la Ville n’augure rien de bon.

Voici quelques semaines, François Hollande, mobilisant de manière audacieuse la mythologie révolutionnaire au secours de sa stratégie de communication, appelait les membres de sa majorité à s’imaginer en soldats de l’an II : à Paris, nous aurons donc la levée en masse des animateurs périscolaires, qualifiés ou non, motivés ou non et même parfois candidats ou non à un tel emploi, et pour cause, il faut en trouver 1500 d’ici septembre, avis aux intéressés et surtout passez le mot autour de vous.

En attendant, on ne peut que regretter de voir les familles parisiennes subir un tel niveau d’amateurisme.

 

ecole1

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À propos

Conseiller de Paris, délégué auprès du Maire du XVIème arrondissement, chargé des affaires européennes et internationales, Vice-Président du Groupe UDI-MoDem au Conseil de Paris, Vice-Président du Groupe UDI à la Métropole du Grand Paris

Publié dans Coups de coeur, coups de gueule

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