10 des 22 Priorités de l’UDI Paris

1.   Mobilités

 

Faire du piéton « le Roi » des déplacements à Paris…

La Marche à pied, c’est 1 déplacement sur 2 à Paris, alors que l’espace public parisien est un immense désordre, du trottoir à la chaussée, où tout le monde se marche, ou se roule sur les pieds. Pour cela, nous proposons :

 

  • Un véritable Plan « Marche à pied » à Paris, lequel s’appuiera sur un nouveau « Code de la Rue » qui rappellera les dispositions légales et les comportements obligatoires pour un partage harmonieux de l’espace public. Le piéton, usager le plus présent de l’espace public parisien, mais aussi le plus vulnérable, doit être mieux protégé et accompagné dans l’exercice de droits renforcés.

 

  • De mettre par exemple en place des zones piétonnes dans chaque arrondissement, et non seulement au cœur de Paris.

 

…et consacrer le vélo à Paris comme la « petite Reine des déplacements » !

  • Après l’échec du Plan Vélo (dont à peine 50 % devrait être réalisé en 2020) et de Vélib’ 2, le développement de la pratique du vélo à Paris nécessite la mise en place d’un Fonds vélo parisien, lequel permettra de mettre en œuvre un nouveau Plan vélo doté d’un échéancier réaliste et, dans le contexte du développement du vélo électrique, d’une dimension métropolitaine.

 

  • Ce nouveau plan, qui visera notamment à créer de longues continuités cyclables, sera complété par un « Paris des rues vélos », c’est-à-dire un réseau de rues uniquement dédiée aux mobilités douces et dans lesquelles l’accès aux véhicules motorisés ne sera permis que pour les riverains et les livraisons, grâce à un système de bornes.

 

  • La mise en place de garages à vélos sécurisés sur l’espace public, pour limiter le vol, sera aussi prévue.

 

2.   Les Transports publics

 

Pour un Métro parisien enfin digne d’une métropole du 21e siècle !

Saturation, saleté, bagages oubliés, incidents voyageurs, pannes incessantes, chaleur étouffante en période caniculaire, pickpockets, inaccessibilité, le service rendu n’est plus à la hauteur du contrat passé avec l’usager !

 

  • L’organisation d’ « États généraux du transport en commun en Ile-de-France » doit permettre d’envisager à court terme de prioriser les investissements vers une meilleure fiabilisation du réseau et de mettre en œuvre des solutions pour le dé-saturer ;

 

  • Développement du télétravail, lissage des heures de pointe, nouvelles offres de transports collectifs ;

 

  • Mener un audit précis, ligne par ligne, du métro parisien au regard des différents sujets potentiellement problématiques (saturation, ponctualité, accessibilité, pollution, propreté, incivilités, disponibilité de la 4G, etc.) ;

 

  • Améliorer la propreté dans le métro et lutter contre les mauvaises odeurs ; ouvrir par mesure d’hygiène des toilettes gardées et sécurisées ;

 

  • Mieux gérer les travaux afin de minimiser les impacts sur les usagers ;

 

  • Améliorer l’information aux voyageurs ;

 

  • Développer des solutions qui, dans l’attente du Grand Paris Express, pourront permettre de rapidement désaturer les transports en commun, notamment le métro :
    • Promouvoir le télétravail au sein des administrations de la Ville et travailler avec les entreprises parisiennes pour les inciter à faire de même ;
    • Sur le modèle de l’expérimentation menée à la Défense depuis novembre 2018 à l’initiative de la Région, travailler au lissage des heures de pointe, non seulement au sein des administrations et établissements parisiens, mais aussi en incitant les entreprises ;

 

  • Créer un « Pass Mobilités » unique permettant d’accéder à différentes offres avec un même abonnement (transports en commun, Vélib’, véhicules partagés, nouvelles mobilités en flotte libre).

 

  • Déployer une offre de transport nouvelle à Paris, le taxi collectif, par exemple sous la forme de mini-bus électriques.

 

3.   Déplacement Automobile

 

Il faut un nouveau plan de circulation à Paris.

Du quartier à la métropole ce plan doit parvenir à une diminution de la place de la voiture à Paris de façon planifiée, concertée et acceptée par tous !

 

  • Alors que la diminution de la place de la voiture fait aujourd’hui consensus à Paris, la mise en place d’une « Commission de la Circulation » à Paris permettra de définir, en liaison avec l’ensemble des acteurs concernés, et la préfecture de police, un « Nouveau Plan de Circulation » prenant en compte en particulier toutes les circulations motorisées à Paris (voitures, deux roues motorisés, utilitaires, camions), en apaisant les flux sur les pénétrantes, comprenant de nouvelles zones piétonnes, de nouvelles voies dédiées aux mobilités douces, une nouvelle réglementation pour les livraisons.

 

  • Ce Plan de Circulation concerté depuis l’échelon des conseils de quartier jusqu’à la conférence métropolitaine, accepté par tous, a pour finalité de parvenir à plus de fluidité et un meilleur partage de l’espace public entre toutes les formes de mobilités urbaines.

 

4.   Pollution de l’Air

 

Pour la mise en œuvre d’une politique pragmatique de diminution de la pollution atmosphérique :

 

  • La définition d’un nouveau plan de circulation à Paris, intégrant le périphérique, conjuguée à l’interdiction des bus de tourisme diesel, au renouvellement des bus de la RATP par une flotte propre (électrique, au biogaz et à l’hydrogène) d’ici 2025, à l’extension progressive de la zone à faible émission (ZFE), ou encore au développement de l’autopartage, devra permettre concrètement, de faire diminuer les émissions de polluants issues du trafic routier, lequel est responsable à Paris d’environ 50 % des émissions de particules fines, de 62 % de celles d’oxydes d’azote et de 31 % de celles de gaz à effet de serre).

 

  • Quant aux secteurs résidentiels et tertiaires (environ 25 % des émissions de particules fines, 31 % de celles d’oxydes d’azote et 58 % des gaz à effet de serre), les rénovations énergétiques de bâtiments doivent enfin s’accélérer. Nous proposons de laisser plus de marge de manœuvre financière aux bailleurs sociaux en mettant fin à la technique des loyers capitalisés, et de renforcer les mesures incitatives à destination des copropriétés privées à travers un grand « Plan de rénovation énergétique des bâtiments ». La Ville de Paris, qui est très loin d’atteindre les objectifs qu’elle s’est elle-même fixés pour 2020 en termes d’émissions de gaz à effet de serre, d’efficacité énergétique ou de recours aux énergies renouvelables, devra, elle aussi, enfin se montrer exemplaire dans la gestion de son parc immobilier.

 

5.   Nuisance Sonore

 

 

Lutter contre le bruit et toutes sources de « pollution sonore » pour apaiser Paris de jour comme de nuit !

Enjeu majeur de santé publique, la lutte contre le bruit a été négligée depuis trop longtemps et doit aujourd’hui être largement renforcée.

 

  • Nous proposons de renforcer particulièrement la lutte contre les deux-roues et véhicules trop bruyants par des contrôles réguliers et de créer un guichet unique pour adresser des plaintes relatives au bruit dont la compétence reviendra à la police municipale (tapage nocturne issu du voisinage comme des établissements de nuit, bruit d’origine professionnelle, circulation, chantiers, livraisons).

 

  • Alors que ces compétences sont aujourd’hui réparties entre la Ville et la Préfecture de police, il faudrait, à terme, que la police municipale puisse avoir pleine compétence sur le traitement de ces nuisances liées au bruit.

 

6.   Propreté

 

Paris ne sera pas propre sans une augmentation conséquente des moyens matériels et humains au service de la propreté, et une gestion par les maires d’arrondissement !

 

  • La saleté des rues empoisonne la vie des Parisiens depuis trop longtemps. Face à ce constat, le prochain maire de Paris aura une obligation de résultat. Il est inenvisageable de rendre Paris plus propre sans augmenter les moyens matériels et humains qui sont consacrés à cette tâche. Un travail devra être mené sur la lutte contre l’absentéisme mais nous souhaitons avant tout consacrer des moyens supplémentaires à la propreté, et que ces moyens soient mis à disposition des mairies d’arrondissement, qui auront pleine compétence dans le domaine et
    dans lesquelles un adjoint sera dédié uniquement à cette tâche.

 

  • En termes de gestion des déchets, nous souhaitons véritablement inscrire la Ville dans une trajectoire « zéro déchet », en commençant tout d’abord par étendre au plus vite la collecte sélective des bio-déchets à tous les arrondissements (seuls 3 sont concernés actuellement), puis en évaluant, à l’aide des nouvelles technologies, la possibilité de mettre en place une tarification incitative pour la collecte des déchets à Paris.

 

  • Au terme de la discussion en cours au Parlement sur le projet de loi relatif à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire, nous proposons de faire de Paris un territoire test pour la mise en place de consignes sur les emballages plastiques à des fins de réemploi ou de réutilisation, voire de recyclage.

 

7.   Sécurité

 

Pour une police municipale avec de vrais moyens et de véritables pouvoirs de police !

 

  • Face à la recrudescence de la délinquance et de l’insécurité à Paris, nous proposons une nouvelle réforme législative du statut des agents municipaux dans le cadre du prochain projet de loi sur la sécurité, pour permettre la création d’une réelle police municipale, dotée de compétences et de moyens supplémentaires, équipée de matériels et d’uniformes modernes, et équipée d’armes non létales, après une formation appropriée.

 

  • Une attention particulière doit être portée aux « points noirs » de l’insécurité parisienne comme la Chapelle, la Goutte d’Or, Gare du Nord ou encore Stalingrad, en renforçant la lutte contre la délinquance et les trafics et en assurant une présence policière accrue dans ces quartiers.

 

 

 

8.   Logement

 

Pour une production de nouveaux logements pour tous et partout !

La demande exponentielle de logements à Paris exige de repenser la politique de l’offre, non plus seulement à l’échelle de Paris, mais à l’échelle de la Métropole.

 

  • Dans Paris, la construction de nouveaux logements devra se faire en particulier par la transformation de bureaux en logements, alors que Paris compte 18 millions de m² de bureaux dont plus de 800 000 sont vacants

 

  • La réponse à la crise du logement doit également passer par une meilleure rotation à l’intérieur du parc social, par la restauration d’un parcours résidentiel des Parisiens grâce aux logements intermédiaires, et davantage d’accession sociale à la propriété.

 

  • Il faut également stopper l’hémorragie sociodémographique de Paris en endiguant la fuite des familles, alors que Paris perd quelque 12 000 habitants chaque année, principalement issus des classes moyennes et populaires. Pour enrayer ce phénomène, nous proposons d’élaborer des politiques communes d’urbanisme, de logement, de transports, mais aussi de culture et d’éducation à l’échelle de la Métropole.

 

9.   Meublés Touristiques

 

Réguler les meublés touristiques pour revenir à l’esprit initial de ces plateformes

Responsable de la contraction de l’offre locative parisienne et de la dévitalisation de certains quartiers touristiques, le marché des meublés touristiques doit être davantage encadré et contrôlé.

 

  • Nous souhaitons une délégation du pouvoir à la Ville de Paris pour pouvoir établir une autorisation préalable de la Ville et restreindre la durée de locations à 2 nuitées consécutives minimum et à 60 jours cumulés par an maximum, ce qui est suffisant pour un particulier qui souhaite mettre en location son logement pendant ses vacances.

 

  • Nous proposons également de durcir les conditions d’attribution d’un changement de destination pour mettre fin au phénomène grandissant de transformations d’immeubles de bureaux ou de locaux commerciaux en meublés touristiques.

 

10.   Cadre de Vie

 

Pour une véritable végétalisation de Paris.

 

  • Nous proposons d’imposer dans chaque projet d’urbanisme au moins 30 % de surface végétalisée, bien au-delà des 11 % de la ZAC Bercy-Charenton ou encore des 12 % d’espaces verts prévus dans le projet de réaménagement de l’hôpital Saint-Vincent-de-Paul.

 

  • Les rues végétales seront aussi développées, tout comme le recours systématique à des matériaux innovants et perméables pour dés-asphalter les rues lorsque cela est possible. Ces mesures doivent contribuer au rafraîchissement urbain et au développement de la biodiversité, enjeux majeurs de l’adaptation de notre Ville au dérèglement climatique.

 

  • Nous souhaitons aussi offrir aux Parisiens de vastes promenades urbaines végétalisées, comme celle de l’Axe historique qui irait du jardin des Tuileries aux jardins des Champs-Élysées en passant par la place de la Concorde.

 

  • Nous proposons également de généraliser les toits-terrasses végétalisés sur tous les bâtiments où cela est possible

 

À propos

Délégué départemental de la Fédération UDI de Paris, Conseiller de Paris, délégué auprès du Maire du XVIème arrondissement, chargé des affaires européennes et internationales, Vice-Président du Groupe UDI-MoDem au Conseil de Paris, Vice-Président du Groupe UDI à la Métropole du Grand Paris

Publié dans COUPS DE COEUR, COUP DE GUEULE
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