12 des 22 Priorités de l’UDI Paris

11. Petite Enfance et Education

 

Pour un rééquilibrage des places en crèche sur tout le territoire parisien et une lutte contre les inégalités scolaires.

  • Nous voulons augmenter l’offre de places en crèche sans ségrégation spatiale ni sociale, contrairement à la règle de répartition actuelle qui délaisse des pans entiers du territoire parisien.
  • Les arrondissements de l’Ouest ont ainsi une offre de places en crèche rapportées au nombre de familles de 5,87 % pour le 16e arrondissement, 9,57% pour le 17e ou 11,4% pour le 15e, contre 16,16% pour le 19e ou 15,55% pour le 2e arrondissement.
  • Nous souhaitons également faire le pari de l’excellence et accroître l’attractivité des établissements scolaires en développant des projets pédagogiques culturels, linguistiques et sportifs ambitieux tels que les classes à horaires aménagés.
  • En école maternelle, nous proposons de supprimer les Temps d’Activité Périscolaire (TAP) en petite et très petite section afin de respecter le rythme des enfants, de stabiliser leur emploi du temps, tout en limitant le nombre d’intervenants à leurs côtés. L’organisation d’une consultation sur les rythmes scolaires et les temps d’ateliers périscolaires associant Parisiennes, Parisiens et équipes éducatives par le biais des Conseils d’école est nécessaire.

12. Finances

 

Mettre un frein aux dépenses d’investissement, aux hausses de taxes et redevances, et diminuer le recours à l’emprunt

Depuis 2014, l’absence de prévision budgétaire de la Ville de Paris, voire l’insincérité de sa gestion budgétaire, s’est traduite par une explosion de la dette passant de 4 milliards d’euros en 2014 à 6,5 milliards d’euros au 31 décembre 2019. La collectivité vit sous perfusion immobilière, demeurant totalement dépendante des droits de mutation, des cessions patrimoniales et des loyers capitalisés. Il est impératif de repenser entièrement la politique d’investissement de la Ville de Paris, irrationnelle, dispendieuse et qui peine à produire les effets escomptés. Promettre une stabilité des impôts directs locaux comme le fait la candidate Anne Hidalgo ne saurait suffire, à l’aube de la suppression de la taxe d’habitation et tandis que Paris ne perçoit presque pas de taxe foncière sur les propriétés non bâties du fait d’une intense densification.

  • Dans un contexte d’incertitude sur les recettes fiscales des collectivités, il faut contenir l’endettement, en se recentrant sur certains chantiers prioritaires et en limitant le recours à l’emprunt.
  • Les taxes, redevances et tarifications de services publics doivent cesser d’augmenter. La majorité actuelle n’a que trop manié le levier fiscal : hausse de la taxe de séjour, de la taxe sur les transactions immobilières (droits de mutation), de la taxe sur les résidences secondaires, des droits de stationnement, des droits de terrasses de café, de la tarification des cantines, des piscines, des concessions de cimetières…

13. Gouvernance

Priorité à une gestion rénovée des ressources humaines de la Ville de Paris et à une refonte des outils de la démocratie participative.

Rationaliser la gestion des ressources humaines en douceur, en mettant l’accent sur les services publics aux Parisiens.

Ce sont plus de 52 000 agents permanents qui œuvrent au service de la collectivité et des Parisiens, représentant une masse salariale de plus de 2,4 milliards. Pourtant, avec un taux d’absentéisme parmi les plus mauvais des collectivités territoriales (11,66% en 2018, pour une médiane à 10,8%), Paris doit remettre en question sa gestion des ressources humaines, aux coûts financiers et humains considérables. Plus globalement, la vie municipale doit être repensée afin de lui donner davantage de résonance, du Conseil de Quartier au Conseil de Paris en passant par tout le fonctionnement de la démocratie participative et l’information aux Parisiens.

  • Nous proposons un Adjoint dédié aux Ressources humaines pour une prise en main au plus haut niveau de cette problématique.
  • S’il paraît inapproprié de réclamer la récupération complète des 74 millions d’euros que coûte la dérogation de la collectivité à la durée légale du travail, l’effort pourrait être porté sur les agents non assujettis à une pénibilité particulière du travail, en examinant de près les 138 délibérations distinctes portant cas particuliers.
  • Les effectifs des fonctions transverses ou support (communication, secrétariat général…) doivent diminuer et le plafond d’emploi au cabinet du maire être abaissé, au profit de redéploiements vers les services publics aux Parisiens.
  • Il s’agit ainsi d’accroître le nombre d’agents de la Ville sur le terrain dans les arrondissements au contact direct des Parisiens.
  • Pour plus de proximité, nous souhaitons aussi accorder aux maires d’arrondissement, fins connaisseurs de leur réseau local d’associations, un rôle plus important dans l’attribution des subventions, ou de toute autre forme d’aide à destination des associations, notamment l’attribution de locaux.
  • Créer un média (télévisuel) consacré à l’actualité municipale, quotidienne, baptisé « Tel est Paris », équivalent de la chaîne Public Sénat à la mairie de Paris, relatant l’actualité des travaux municipaux et de la vie politique de la collectivité.

14. Handicap

Priorité à l’accessibilité universelle. 
Pour une ville « médaille d’or de l’accessibilité en 2024 ».

  • Paris doit devenir la ville étendard de l’accessibilité universelle, 15 ans après le vote de la loi de 2005. Le métro parisien doit répondre à cette exigence en rendant accessibles les points d’interconnexions, selon une logique de tronçons et de maillage territorial.
  • Nous proposons également que l’octroi de dérogations aux cabinets médicaux en raison de contraintes architecturales soit conditionné à la dispense par le praticien concerné de consultations dans un lieu alternatif accessible (tels qu’un centre de santé, une maison de santé pluridisciplinaire, l’hôpital public…) dont la cartographie sera rendue publique.

15. Santé et Seniors

 

Priorité à l’accès au soin pour tous et au bien vieillir à Paris.
Pour une accessibilité des soins pour tous, une prise en charge adaptée des personnes vulnérables et une meilleure adaptation à la perte d’autonomie, la dépendance, et la fin de vie. Les freins à l’accès aux soins des Parisiennes et des Parisiens sont liés à la démographie des professionnels de santé et à la faiblesse de l’offre de secteur 1. Les délais d’obtention de rendez-vous sont trop longs et les renoncements aux soins trop nombreux. La « smart santé » a donc un rôle important à jouer.

  • Nous proposons ainsi de mettre en place des téléconsultations médicales pour la surveillance et le suivi des pathologies asthmatiformes chez l’enfant afin de désengorger les urgences et d’assurer une prise en charge en amont efficace et préventive.
  • Nous souhaitons également favoriser le développement d’outils afin de mieux accompagner le retour du patient à domicile dans la perspective du déploiement de l’ambulatoire.
  • La création d’une application destinée à répondre au défi d’une individualisation des conseils et des recommandations pour les citoyens parisiens en fonction de leur état de santé et de la variation de facteurs environnementaux est également à encourager.
  • Une vigilance accrue devra être portée sur la présence de plomb et d’amiante à Paris afin de réduire les expositions accidentelles. De même, la Ville de Paris devra s’assurer que les 94 sites Seveso répertoriés en Ile-de-France sont régulièrement contrôlés et sécurisés.
  • Nous proposons également d’étendre les horaires de fonctionnement de la salle de consommation de drogue à moindre risque (SCMR) parisienne, dont l’actuelle amplitude horaire ne permet pas de capter tous les publics concernés, tout en demeurant très vigilants quant au bilan qui sera fait fin 2019 au terme des 3 ans d’expérimentation. L’ouverture d’une seconde salle à l’échelle de la métropole, en dehors du territoire parisien, permettrait d’améliorer la prise en charge de ce public en grande précarité.

16. Solidarité

Priorité à un accueil digne et responsable. 
Pour une ville ouverte à la hauteur du rayonnement de Paris et de ses valeurs universelles d’accueil !
En lien étroit avec l’État, Paris doit poursuivre la mise à l’abri des populations vulnérables – migrants, mineurs étrangers isolés, femmes victimes de violences conjugales, sans domicile fixe, toxicomanes … Nous pensons que l’action de la Ville de Paris, sur toutes les questions relatives aux solidarités, lutte contre l’exclusion, accueil des réfugiés et protection de l’enfance doit être poursuivie dans une meilleure collaboration avec l’ensemble des services de l’État, et l’ensemble des ONG.

17. Culture

Priorité à la scène culturelle et aux spectacles vivants.

Pour que Paris « terrasse l’ennui de la nuit », et rayonne artistiquement sur toutes ses scènes !

Malgré une offre pléthorique, la scène culturelle parisienne peine à rayonner dans tous les quartiers et auprès de tous les habitants.

  • Nous proposons de dynamiser la vie culturelle des Parisiens en coordonnant un à deux soirs par an une animation municipale, « Ce soir, on sort ! », en partenariat avec les restaurants, cafés, théâtres et cinémas qui proposeront des tarifs promotionnels pour inciter les gens à sortir.
  • Nous proposons plus globalement de développer une offre culturelle de proximité, adaptée aux rythmes des Parisiens, en élargissant les horaires d’ouverture des bibliothèques municipales, en soutenant les commerces culturels de quartier (librairies, disquaires) et en réformant l’enseignement musical pour mieux l’adapter aux besoins des Parisiens (développement de l’offre et flexibilité des horaires).

18. Eclairage

Priorité à un plan Lumière parisien.

Pour redonner un sens durable à la Ville Lumière !

  • Nous proposons un grand Plan Lumière qui vise d’une part à mettre en valeur la Ville, à renforcer son attractivité et à améliorer le sentiment de bien-être de ses habitants et de ses touristes, notamment pendant les fêtes de fin d’année, et d’autre part à mieux prendre en compte le phénomène de pollution lumineuse, en encadrant davantage les enseignes et les publicités lumineuses, en particulier dans les vitrines des magasins.
  • Parce que l’éclairage de demain doit être sobre, économe et efficient, nous proposons également d’investir dans un mobilier urbain lumineux moins énergivore et de généraliser l’éclairage LED intelligent des rues, qui s’intensifie aux passages des piétons, des cyclistes ou des automobilistes.
  • Nous proposons également que la gestion de l’éclairage soit transférée aux maires d’arrondissement, au même titre que les compétences de voirie et de propreté.

19. Urbanisme

 

Priorité à « l’acupuncture urbaine » … après les grands chantiers.

Pour un urbanisme qui s’insère dans la ville dense pour réparer les coutures urbaines et ouvrir la Ville sur la première couronne. 
L’ère des grands chantiers urbains est révolue : à l’exception du Palais de Justice et de quelques hôpitaux, il ne reste aujourd’hui plus de grands terrains disponibles à Paris. Il s’agit davantage de lustrer la Ville, de parachever ce qui a été fait, de relier et d’unifier différents sites ou quartiers entre eux que de donner de nouveaux coups de pioche.

 

  • Les portes de Paris, derniers « délaissés urbains » de la capitale, doivent faire l’objet d’un ambition plan d’aménagement pour en faire de véritables et nouvelles « places » et autant de liaisons avec les communes voisines, de nouveaux pôles d’attractivités au cœur de la Métropole, de nouveaux logements.
  • Sur la question du périphérique, source de pollution atmosphérique pour 400 000 riverains mais aussi de pollution sonore pour 200 000 riverains, nous défendons la méthode de la concertation et de l’expérimentation pour apaiser cet axe de circulation, réduire l’exposition aux pollutions, fluidifier et réduire le trafic automobile, et à terme recoudre cette fracture urbaine pour réunir Paris et sa banlieue conformément aux préconisations de la Mission d’Information et d’Évaluation (MIE). Une large concertation avec les usagers, les Parisiens, les habitants de première couronne ainsi que l’ensemble des collectivités riveraines permettra d’identifier et d’encourager toutes les alternatives à la voiture individuelle.
  • Les toits de Paris devront aussi être mis en valeur, en y développant des terrasses
    végétalisées, ainsi que de possibles cheminements piétons de toits en toits accessibles au public.
  • Enfin, il faut confier la gestion de la voirie aux maires d’arrondissement, en leur transférant les moyens nécessaires à son entretien, et redonner à la Ville la responsabilité de la réfection des voiries après l’intervention des concessionnaires, afin de réduire la durée des chantiers et s’assurer que la voirie est bien remise en état.

20. Animaux et Insectes dits nuisibles

 

Priorité à la lutte contre les espèces invasives.

Pour enfin lutter efficacement contre les rats et les punaises de lits notamment qui empoisonnent la vie de trop de Parisiens !

 

  • La lutte contre les rats en surface doit tout d’abord commencer par une meilleure gestion de l’espace publique, tant en termes de propreté que de travaux, lesquels facilitent l’accès vers la surface de ces animaux pourtant indispensables en sous-sol pour assurer la fluidité du réseau d’égout de Paris.
  • Plus de moyens devront aussi être déployés pour mener des campagnes de dératisation.
  • Face à la résurgence des punaises de lit à Paris, nous proposons de mettre en place un plan « zéro punaises », lequel prévoirait notamment une campagne d’information à grande échelle sur ces insectes ainsi qu’une cartographie précise des lieux contaminés et un dispositif d’accompagnement et d’orientation des publics dont le logement est infesté et une labellisation des professionnels compétents.
  • Une attention particulière devra aussi être portée au développement du frelon asiatique et du moustique tigre dont les premiers spécimens ont été détectés en Ile-de-France courant 2019 et pour lesquels des moyens seront déployés afin de prévenir une éventuelle invasion.

 

21. Tourisme

 

Tourisme : Priorité à un tourisme responsable à Paris.

Pour un tourisme qui bénéficie à l’ensemble du territoire parisien sans dénaturer la Ville.

  • L’accueil de près de 50 millions de touristes annuellement qui dépense environ 20 milliards d’euros à Paris et en Ile-de-France représente un défi majeur afin de permettre aussi bien un accueil dans de bonnes conditions, notamment en termes de sécurité, de propreté et de transports, qu’une absence de nuisance pour les riverains.
  • Pour un tourisme responsable à Paris qui ne dénature pas la ville, nous proposons, outre l’interdiction des bus de tourisme diesel et la régulation des meublés touristiques, de faire la promotion d’une offre diversifiée et riche en dehors des sites emblématiques au cœur de Paris, afin non seulement de désengorger ces sites mais aussi de permettre à tous les arrondissements de bénéficier de l’attractivité parisienne et de faire découvrir leurs particularités. Au-delà de son patrimoine et de son offre culturelle, Paris doit développer une offre à destination des publics internationaux dont les temps de séjour restent inférieurs à d’autres destinations européennes comme par exemple Londres. L’extension de l’ouverture des commerces le dimanche à de nouveaux quartiers parisiens doit être envisagée, voire la création d’une zone touristique internationale unique à Paris, tout comme le développement d’une nouvelle offre de divertissement adaptée (spectacles sous-titrés en langues étrangères).

 

22. Marché de Noël

 

Priorité à l’artisanat et au « Made in France ».
Pour faire des fêtes de fin d’année la vitrine d’un Paris durable.

 

  • Paris doit retrouver un marché de Noël digne de ce nom sur les Champs-Élysées. Ce nouveau marché de Noël devra rompre avec le mercantilisme de pacotille des éditions précédentes, proposant leur lot de marchandises produites à bas coût, sans aucune promotion des savoir-faire locaux.
  • Pour l’ensemble des marchés de Noël parisiens, nous souhaitons un cahier des charges pour le choix des exposants aux marchés de Noël sera bien plus qualitatif, afin de mettre davantage en valeur les produits locaux et artisanaux. La priorité sera donnée aux entreprises de l’économie sociale et solidaire, aux associations et aux œuvres caritatives.
  • Nous proposons d’organiser aussi des parcours de déambulation dans chaque
    arrondissement
    , en lien avec les maires. Les rues commerçantes pourront être piétonnisées et un concours de la plus belle vitrine de Noël pourra être organisé dans les arrondissements qui le souhaitent.
  • Enfin, nous proposons de créer des continuités piétonnes au centre de Paris, entre le marché de Noël de l’Hôtel de Ville et celui des Champs-Élysées, en organisant des animations sur les voies sur berges fermées à la circulation.
À propos

Délégué départemental de la Fédération UDI de Paris, Conseiller de Paris, délégué auprès du Maire du XVIème arrondissement, chargé des affaires européennes et internationales, Vice-Président du Groupe UDI-MoDem au Conseil de Paris, Vice-Président du Groupe UDI à la Métropole du Grand Paris

Publié dans COUPS DE COEUR, COUP DE GUEULE

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